Palmarès des Tribunaux Mafieux et des Magistrats Gangsters : Toulouse

Publié le par Little Némo

Mafia Maçonnique , meurtres et corruption , pédophilie proxénétismes actes de barbarie a Toulouse

Mafia Maçonnique , meurtres et corruption , pédophilie proxénétismes actes de barbarie a Toulouse

Dans le cadre de notre palmarès annuel, nous présentons ici une interview de Ariel et Rebecca Xanti, réalisée récemment par l'équipe du site Les Ogres (Dieudonné), et qui fait suite à notre précédente publication de mars 2005.

Pour avoir moi-même expertisé les auteurs de ces entretiens, je confirme que leur état de santé psychologique est excellent et que Ariel et Rebecca Xanti sont totalement exempts de toute tendance affabulatrice ou paranoïaque.

Le témoignage qu'ils donnent aujourd'hui des invraisemblables et hallucinantes dérives du système judiciaire français est non seulement totalement crédible mais très largement corroboré par d'autres témoignages et dossiers comparables, dont je dispose par ailleurs, sans avoir toujours le temps de les publier.

Les lecteurs qui auront un peu de mal à comprendre la portée de ce texte sont invités à voir ou revoir d'urgence le film du grand cinéaste Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut (sept. 99, disponible en vidéo). Dans ce dernier film à peine achevé à la mort de son auteur, Stanley Kubrick, se fondant sur des témoignages et dossiers de l'époque, met en scène, en seconde partie de son film, très exactement les mêmes moeurs que celles dont témoignent aujourd'hui Ariel et Rebecca Xanti (tous deux diplômés de 3ème cycle en droit).

À savoir, en résumé : un certain nombre de "notables", politiques, magistrats et hauts fonctionnaires français, disposant de pouvoirs institutionnels conséquents, sont "tenus" par des systèmes mafieux aux travers de "loges sataniques" criminelles qui utilisent le sexe et ses dérives les plus perverses, la torture et les meurtres collectifs au dépens de victimes anonymes, tout scandale étant écarté par un système judiciaire aux ordres où les accointances "maçonniques" jouent un rôle majeur.

Non, rien de ce qui est révélé ici ne relève de je ne sais quelle "rumeur" ou paranoïa collective. Cela s'appelle du réel et ça fait très mal : c'est la définition même du réél. Un jour, il faut oser le regarder en face, ou accepter d'être complice de la barbarie.

Si j'étais ancien Ministre de la Justice, je me ferais de très gros soucis à la lecture de cet article.

Et si j'étais parlementaire honnête et intègre, j'exigerais immédiatement une commision d'enquête parlementaire sur l'ensemble du dossier Xanti-Alègre. Question : reste-t-il un parlementaire suffisamment indépendant dans ce pays pour oser exiger la vérité sur ce dossier immonde que nous portons aujourd'hui même à la connaissance de l'ensemble des parlementaires français par courriel ?

Grand merci à toute l'équipe du site Les Ogres qui a réalisé et mis en ligne vendredi 9 septembre cet interview, que nous reprenons sur le site de Politique de Vie à la demande de Ariel et Rebecca Xanti. Nous leur confirmons notre plein et entier soutien dans leur très difficile combat d'entrée dans leurs vies d'adultes face aux monstruosités d'un système judiciaire mafieu et pervers qui va inéluctablement conduire le peuple de France à mener à bien l'euthanasie de la Vème République. CC

PS : ah oui, j'allais oublier, M'sieur le fonctionnaire d'État : sans doute savez-vous que tout fonctionnaire de l'État français a obligation de porter à la connaissance de la justice toute information relative à un crime ou un délit ? Je crois que certains fonctionnaires, obscurs ou non, feraient bien de se mettre à table au plus tôt, car le jour où ils vont être obligés de le faire approche à grand pas. Les repentis sont toujours mieux traités. Enfin, parfois. De combien de morts sordides d'enfants ou de jeunes femmes avez-vous connaissance, dans votre silence, Messieurs les Magistrats en robes noires ?

Je prie instamment tous les citoyens et démocrates de ce pays de faire parvenir ce document à tous les magistrats et fonctionnaires de police de leur connaissance ou de leur environnement proche, avec cette simple question : jusqu'où serez-vous complice par votre silence des loges noires criminelles des réseaux de l'administration et de la justice française ?

Perben, Baudis, Alègre, un nouveau volet révélé par les enfants de feu le magistrat Pierre Xanti

Vendredi 9 septembre 2005 - Repris du site Les Ogres.

Exclusif : révélations publiques d’un nouveau pan de l’affaire Alègre resté inconnu jusqu’à ce jour.

Nouvel entretien avec les enfants du magistrat Pierre Xanti, dévoilant les dernières confidences de leur père peu avant sa subite disparition.

Note : Compte-tenu de la complexité de l’affaire, nous avons regroupé en bas d’interview une liste de phrases-clés faisant ressortir des éléments nouveaux caractéristiques. Consultez également les tableaux synoptiques en cliquant ci-dessous.

Tableau 1 - Baudis, Perben et autres acteurs.

Tableau synthétique des relations et des trajectoires respectives unissant les acteurs du volet Xanti de l’affaire Alègre - avec les corrélations professionnelles, géographiques et temporelles correspondantes - (Sources : différents journalistes qui enquêtent sur le dossier).

Tableau 2 - Les magistrats


Tableau synthétique - Schéma limité aux seuls magistrats - mais les présentant tous.

Faisant suite aux précédents entretiens que nous avons eus avec eux (voir nos articles antérieurs : Nouveau rebondissement dans l’affaire Alègre ? et Dominique Perben face à la mort non élucidée d’un de ses magistrats), c’est tout naturellement que Ariel et Rebecca Xanti ont choisi le site Les Ogres pour rendre publics les aveux concernant l’affaire Alègre recueillis de la bouche même de leur père (Président de Chambre de Cour d’Appel ayant exercé à Toulouse) peu avant la disparition de ce dernier - une disparition que rien ne semble décidément pouvoir élucider malgré tous les efforts qu’ils déploient dans leur quête de Vérité depuis plusieurs années déjà.

Les Ogres

Nous avions déjà évoqué ensemble les multiples corrélations existant entre la mort de votre père et l’affaire Alègre. Mais il semble qu’au-delà de tout ce faisceau de présomptions en général, vous ayez été plus particulièrement amenés à recueillir un témoignage beaucoup plus précis de la bouche même du magistrat en question quelque temps avant son décès. Qu’en est-il ?

Ariel et Rebecca Xanti

S’il est, en effet, vrai que l’on ne peut déjà pas s’empêcher de remarquer, dans un premier temps, un certain nombre de corrélations, à la fois géographiques et temporelles, existant entre la trajectoire et la mort de notre père Pierre Xanti d’une part et le dossier Alègre d’autre part, il faut de plus ajouter que le magistrat Xanti partageait déjà avec cette sombre affaire un même arrière-plan.

Et cela qu’il s’agisse de ses débuts dans la magistrature directement à Toulouse (ville qu’il connaissait d’autant mieux qu’il y avait précédemment accompli ses études, ainsi que son service militaire) en tant que Substitut du Procureur de 1972 à 1978, à la grande époque de la dynastie Baudis au Capitole ; ou encore de son amitié avec Dominique Baudis, qui avait quasiment le même âge, ainsi qu’avec l’un des magistrats que l’on trouve parmi les autres protagonistes cités dans le dossier de l’affaire. Sans parler, outre le fait qu’il a toujours gardé des liens dans la magistrature toulousaine, des relations qui le liaient à la pègre ainsi qu’au milieu de la nuit en général et de la prostitution en particulier - tant et si bien qu’il finit par se retrouver lui-même, après le divorce d’avec notre mère, contraint d’épouser une prostituée sur un chantage à la photo porno.

Ajoutons à cela que notre père était non seulement un corrompu dans l’exercice de ses fonctions de magistrat (et cela d’ailleurs dès ses débuts toulousains) mais encore un pervers sur le plan personnel, grand amateur de soirées orgiaques entre notables et collectionneur de photos prises sur le vif lors de ces folles soirées. Il était même d’ailleurs allé, relativement récemment, jusqu’à faire « balancer » sur Internet une série de photos porno de sa 2ème femme.

Mais tous ces éléments, qui ne forment certes qu’un faisceau de présomption, toutefois assez caractéristique, ne sont rien à côté des révélations que notre père est venu nous faire avant sa disparition, survenue le 22 Févier 2003, à l’aube de l’affaire Alègre.

Cette disparition subite, qui n’a rien d’un tant soit peu normal, est intervenue dans des circonstances pour le moins obscures et dans un contexte plus que troublant. C’est délibérément que l’on nous a dissimulé la mort de notre père, alors que nous étions sa seule famille ; et son corps a été incinéré en toute hâte, de sorte que nous nous sommes trouvés définitivement placés dans l’impossibilité de faire pratiquer l’autopsie qui s’imposait en pareil cas. L’acte de décès, quant à lui, ne mentionne aucune cause de mort, et c’est là un décès dont les causes restent indéterminées et même indéterminables, y compris plusieurs années après sa survenance ; et cela malgré saisine du Garde des Sceaux Dominique Perben par les 2 enfants du magistrat haut-gradé mort en exercice sur les conditions de cette mort suspecte. En fait, sans même parler d’élucider ladite mort suspecte, il semble que la Justice se refuse à ne serait-ce qu’enquêter à son sujet.

Les Ogres

Avant d’en venir aux révélations opérées par votre père proprement dites, on pourrait d’abord se demander ce qui l’a, selon vous, poussé à venir se confier à vous alors que vos relations pouvaient être qualifiées de « tendues » ?

Ariel et Rebecca Xanti

Quoique nos relations aient été, en effet, on ne peut plus tendues (et pour tout dire carrément conflictuelles puisque ce magistrat n’a jamais cessé d’abuser des pouvoirs qui étaient les siens pour harceler impunément ses 2 enfants ainsi que leur mère depuis plus de 2 décennies), lesdites relations n’ont jamais réellement cessé (c’est que 20 ans de persécutions, ça crée des liens ...) et se sont caractérisées, surtout sur la fin, par une certaine ambivalence.

En effet, notre père était un homme pétri de contradictions et qui cultivait le paradoxe ; et c’est pourquoi il lui est arrivé de se rapprocher brusquement sans vergogne de ses têtes de quintaine habituelles pour nous réclamer notre aide à chaque fois où, finalement dépassé par les événements qu’il avait déclenchés, il avait ouvert des portes qu’il ne parvenait plus à refermer. Et dans de telles circonstances, vers qui se tourner à part vers la seule famille qu’il lui reste ? Puisque nous étions, après tout, ses enfants et que, quel qu’ait pu être son comportement à notre égard, cet homme restait notre père. Ainsi en fut-il, par exemple, peu avant son remariage, entièrement causé par un chantage, et ainsi en fut-il aussi, donc, peu avant son décès, lorsqu’il est venu nous trouver pour nous apprendre des choses terribles, que nous lui avions d’ailleurs pas demandé - et que nous préférerions peut-être ignorer à tout jamais, même s’il ne nous a pas vraiment laissé le choix.

D’autre part, il apparaît que le fait de ne pas garder ces secrets pour lui seul et de les répandre de la sorte, quoiqu’assez modestement, lui donnait l’impression de ménager ses arrières et de se créer des garanties contre une mort subite qu’il sentait approcher à grands pas par un mécanisme qu’il eut à la fois le très grand cynisme et l’extrême inélégance d’appeler devant nous ses « petites assurances-vie ». Il s’était même ménagé, selon ses dires, à une époque antérieure, toute une collection de documents compromettants comprenant papiers, photos et films qu’il avait ensuite passé toute une nuit à brûler à partir du moment où il n’y voyait plus des leviers d’influence à sa disposition mais plutôt des bombes à retardement susceptibles de décider certaines personnes à s’occuper de son cas.

Enfin, le dernier élément - mais pas le moindre - qui a motivé notre père à venir tout nous déballer de la sorte est que, mû par le repentir de dernière minute de l’homme qui vient de mesurer ses méfaits au moment où le sol se dérobe sous ses pieds, il semblait chercher à sauver son âme, en quelque sorte, in extremis.

Mais nous doutons très fortement que le fait de nous exposer ces connaissances aussi potentiellement néfastes pour la santé du « sachant » ait été le meilleur moyen d’y parvenir.

Les Ogres

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que votre père vous a appris en substance avant de se trouver réduit au silence par un décès prématuré ?

Ariel et Rebecca Xanti

C’est très simple : nous avons été parmi les premières personnes à être mis au courant non seulement de l’affaire Alègre, mais encore d’une partie de ses dessous ; et cela par l’un de ses protagonistes qui, outre son statut de magistrat, n’est autre que notre père - lequel ne devait pas survivre bien longtemps à de telles révélations.

Si l’on synthétise ses propos, forcément quelque peu désordonnés sur le moment, le tableau de la situation qu’il nous a dépeint est le suivant :

Il nous a parlé d’un groupe secret et relativement informel, basé dans la ville de Toulouse (où il a exercé), auquel il avait eu le malheur d’appartenir et dont il semblait impossible de sortir une fois que l’on avait mis le doigt dans un tel engrenage. Ce groupe rassemblait des personnalités de la « bonne société », haut placées dans différentes sphères : notre père a certes mentionné le monde judiciaire (où l’on recrutait paraît-il beaucoup, et pas seulement parmi les magistrats, puisque même certains hauts dignitaires de la police étaient considérés comme des recrues de choix) ; mais à l’entendre, étaient aussi concernés des sphères aussi différentes que la Politique, la Finance ou encore le monde médical, et plus généralement des gens qui comptent dans les secteurs les plus divers - ainsi y aurait-il eu, parmi les participants, et pour prendre qu’un dernier exemple, quelques universitaires. Il n’est bien entendu pas question de prétendre ici que tous les « notables » appartiennent à un tel groupe (très loin de là) : disons plutôt, a contrario, que seuls des notables y sont acceptés et sont susceptibles d’être approchés pour être attirés dans son orbite comme - ce fut le cas pour notre père.

Les Ogres

À quelles activités votre père s’est-il livré à l’occasion de son appartenance à ce groupe ?

Ariel et Rebecca Xanti

Il nous a dit que le but premier du groupe en question n’avait rien d’utilitaire - d’autant que les membres qui le composent sont des gens qui ont déjà réussi dans la société -, mais que le propos était plutôt, à la base et à la manière du premier club de loisirs venu, de réunir des personnes partageant les mêmes « centres d’intérêt » afin de favoriser les échanges en rapport avec ceux-ci, et surtout afin de pouvoir s’y adonner en commun.

Le problème est que le groupe en question n’a strictement rien à voir avec un club de philatélie, puisqu’il réunit plutôt des notables amateurs de sensations fortes dont le hobby consiste à mêler, lors de leurs réunions, des pratiques aussi diverses qu’uniformément dégoûtantes, et où l’on trouve en conjonction et pêle-mêle la sexualité de groupe, le sado-masochisme, l’automutilation et la consommation de drogues.

Quant à l’influence que ne manque pas d’exercer ce groupe, à la fois du fait de l’influence individuelle de chacun de ses membres dans la sphère au sein de laquelle il évolue et de par le fonctionnement de ces derniers de concert, en réseau, elle se trouve consacrée, aux dires de notre père, à la dissimulation a priori des activités « festives » du groupe en question ainsi qu’à couvrir, en aval, d’éventuels scandales qui pourraient résulter de son existence même et à étouffer les différentes affaires que ne manqueraient pas d’occasionner par les agissements qui s’y déroulent.

Les Ogres

Est-ce à dire que ce groupe servirait de cadre à des activités criminelles ?

Ariel et Rebecca Xanti

En effet, au-delà du problème moral que peut causer l’existence même d’un tel groupe et sa composition (songez par exemple que notre père, qui a passé plusieurs décennies à juger les autres et à pérorer, tel le grand inquisiteur distribuant les leçons de morale, nous a avoué en avoir été membre actif), il y aurait dans ses activités un fort aspect criminel, qui va bien au-delà des liens avec la pègre.

Puisqu’il ne serait pas rare que ces soirées dégénèrent pour finir par déraper complètement, une certaine forme de frénésie faisant d’ailleurs apparemment partie de leur essence ; et pour ce qui est des conséquence : certaines soirées s’achèveraient sur un nombre de participants en vie à leur terme inférieur au nombre initial de ceux-ci - et cela parfois par accident non anticipé, et d’autres fois de manière parfaitement préméditée.

Les Ogres

Mais enfin, votre père vous a-t-il décrit plus précisément ce qu’il se passe, au juste, dans ces mystérieuses soirées si « spéciales » ?

Ariel et Rebecca Xanti

Nous allons d’essayer d’ordonner quelque peu pour vous le fatras plutôt hétéroclite de ce que nous a livré notre père à ce sujet là, puisque le catalogue des pratiques mises en œuvre paraît très éclectique, si bien que ces séances semblent constituer une sorte de fourre-tout dans lequel tout pervers bien gratiné devrait pouvoir trouver son bonheur.

Il y a apparemment des sortes de cérémonies animées par un célébrant, comme s’il s’agissait d’une secte où d’on ne sait trop quel culte. C’est au cours de ce genre de soirées que sont pratiqués des sortes de rituels allant du sacrifice d’un animal à l’homicide pur et simple (c’est en tout cas ce que notre père prétendait avoir vu de ses yeux), en passant par d’autres joyeusetés telles que la scarification de l’adepte.

Ce qui nous amène aux aspects les plus sombres des soirées plus « communes » (moins « solennelles »), où la célébration commence par une partie fine entre bourgeois au terme de laquelle on en vient à des choses terriblement plus sérieuses, plus extrêmes, qui ont toutes pour point commun de tourner autour du thème de la mortification de la chair.

Notre père nous évoquait entre autres des images de chairs transpercées, de brûlures de cigarettes ou de personnes attachées pour une séance de torture - parfois réclamée par un malade consentant et parfois administrée à une victime involontaire, mais qui n’aura plus l’occasion d’aller s’en plaindre ultérieurement.

Les Ogres

Comment expliquez-vous, dans ces conditions, que les activités d’un tel groupe soient restées secrètes à ce jour ?

Ariel et Rebecca Xanti

Tout d’abord par l’extrême prudence qui ne peut qu’animer un groupe qui sait à quel point ses activités doivent, au-delà même de la simple discrétion, rester absolument secrètes.

Ainsi notre père nous expliquait-il que les proies du groupe en question étaient toujours sélectionnées parmi les couches les plus isolées de la population et les catégories de gens les moins susceptibles de causer un quelconque émoi ou d’attirer une quelconque attention en cas de volatilisation pure et simple. Ce qui revient à dire que, sauf « pêche miraculeuse », nos tortionnaires en col blanc n’avaient pas grand’chose de plus à se mettre sous la dent que des « clodos » (c’est une citation de notre père), des prostituées (parfois mineures, nous a-t-il précisé) et, dans certains cas, des étrangers en situation irrégulière (y compris des enfants).

Alors même si une telle prédation ne suffit peut-être pas à tout expliquer à elle seule, il y a probablement un parallèle plus qu’édifiant à en tirer avec les 190 morts mystérieuses classées à la va-vite qui ont marqué, rien qu’à Toulouse, les années Alègre. Que l’on songe, par exemple, à ce que l’on pouvait lire dans la presse au sujet d’une femme que l’on avait retrouvée, si notre mémoire est bonne, à la fois ligotée, baillonnée et étranglée. Ce qui n’avait pas empêché la police de conclure à un suicide contre vents et marées, malgré toutes les protestations, et pour tout dire contre toute évidence.

Les Ogres

Avez-vous interrogé votre père sur la question du mobile de tels actes qui seraient imputables à ce groupe ? En d’autres termes, qu’est-ce qui pourrait pousser des notables, même nihilistes, à se compromettre de la sorte dans un réseau spécialisé dans l’organisation périodique d’actes de barbarie ?

Ariel et Rebecca Xanti

Notre père nous a étalé les principes de base d’une pseudo-philosophie de bazar censée justifier tous les débordements, qu’il prétendait d’inspiration Nietzschéenne et qui sous-tendrait tout ce qui se passe dans ce groupe.

Il y était pêle-mêle question de promesses de dépassement de soi, d’ascension personnelle au-delà de la condition humaine et de libération ultime de l’individu par la transgression de tous les tabous, ainsi, accessoirement, que de jouissance sans limites par la saturation des sens. Une sorte de culture de l’expérience illimitée et de la sensation poussée jusqu’à la douleur.

Bref, tout un discours amphigourique visant à banaliser les pratiques les plus innommables.

Les Ogres

Votre père vous a-t-il appris quoi que ce soit de plus en rapport avec cette organisation à laquelle il aurait appartenu ?

Ariel et Rebecca Xanti

A vrai dire, « organisation » est un bien grand mot puisque, s’il faut l’en croire, il se serait plutôt agi d’un groupe qu’il qualifiait lui-même d’ « informel », d’une sorte de nébuleuse aux contours relativement flous et dont le seul semblant de structuration était entièrement basé sur les relations et les liens inter-personnels unissant chacun des membres à l’un ou plusieurs des autres notables du groupe, du réseau.

Autant dire que l’admission dans ce cercle très fermé se faisait uniquement par cooptation et exclusivement sur parrainage ; et que cette coterie, tout ce qu’il y a de plus officieuse, ne risquait pas d’être dûment déclarée en préfecture sous une quelconque forme associative - de même que les syndicats du crime omettent de s’inscrire au registre du commerce et des sociétés.

Notre père nous avait en outre brièvement raconté que les « séances » se tenaient dans des lieux variables, des sortes de caves d’immeubles toulousains ou des environs. A ses dires, certains de ces lieux étaient équipés de tout l’attirail du parfait petit Torquemada. Il s’est cependant bien gardé de nous situer plus précisément l’emplacement exact de ces « lieux réservés ».

Sur un plan plus périphérique, notre stupéfaction fut à son comble lorsque notre père évoqua devant nous le spectre d’un trafic de videos illégales s’échangeant sous le manteau à des prix astronomiques et dont le sujet était l’humiliation bientôt suivie de la torture et de la mise à mort du premier rôle bien involontaire.

Les Ogres

S’il est vrai que ces différents éléments semblent attester de faits gravissimes et projeter un jour nouveau sur le contexte dans lequel s’inscrit le dossier Alègre, et cela d’autant plus à la lumière des circonstances entourant la mort du magistrat qui vous a fait ces révélations, qui n’était autre que votre père, il n’apparaît, du moins à ce stade du raisonnement, que peu d’éléments précis permettant d’établir un lien direct entre l’affaire Alègre d’une part et les révélations opérées par votre père d’autre part. Pour préciser notre question, ce dernier a-t-il été amené à fréquenter des personnes dont les noms ont été cités dans ce dossier - ce qui, en l’occurrence, serait particulièrement significatif de son implication dans ce magma ?

Ariel et Rebecca Xanti

Notre père était en effet une relation (au bas mot, en fait un ami) de 2 des principaux protagonistes de cette sombre histoire : d’une part une personnalité politique de premier plan et d’autre part l’un de ses collègues magistrats qu’il connaissait depuis l’époque où celui-ci était, dans la 2ème moitié des années 80 et avant de devenir Substitut du Procureur à Toulouse, juge d’instruction à Rodez ; tout comme notre père était aussi, dans le même ressort juridictionnel, l’ami intime de Kubiec, le Procureur de Millau au début des années 80, d’ailleurs lui-même natif de Rodez, et qui était par rapport à Pierre Xanti un vieux camarade de promotion de l’Ecole Nationale de la Magistrature - ainsi l’avait-il invité, à l’époque, au mariage avec notre mère.

Ce n’est, bien entendu, pas par hasard que nous évoquons ce dernier magistrat, puisque ce Kubiec là se trouve être par ailleurs - comme le monde est petit - un ami et ancien collègue de juridiction de l’autre magistrat qui a largement été évoqué en rapport avec l’affaire Alègre (ce qui lui a d’ailleurs paradoxalement valu une mutation à la Cour de Cassation), Kubiec et ledit magistrat s’étant connus dans le ressort d’Agen - où le premier, qui était Substitut Général, exerça sous l’autorité directe de l’autre, lequel était Procureur Général dans cette même ville avant d’aller exercer les mêmes fonctions à Toulouse. Et voilà qu’un peu plus tard, nous retrouvons le même Kubiec Procureur à Montauban à un moment où son vice-procureur n’est autre que ... le 1er magistrat dont nous avons abordé le cas plus haut, à savoir l’ancien Substitut du Procureur de Toulouse qui serait en rapport avec l’affaire Alègre, et qui était l’ami personnel de Pierre Xanti.

C’est-à-dire que pour nous résumer, Kubiec a été à la fois un proche des 2 magistrats dont les noms ont été cités dans l’affaire Alègre, dont il fut respectivement le subordonné immédiat et le supérieur immédiat, et cela sur plusieurs années à chaque reprise et chaque fois dans le Sud-Ouest de la France. Or c’était à la fois un camarade de promotion et un ami proche de Pierre Xanti - lequel Pierre Xanti meurt bizarrement au moment où il lève le voile sur tout un pan ... de cette même affaire Alègre.

La boucle est bouclée ; et comme le dit le vieil adage, les amis de mes amis sont mes amis.

Ajoutez à cela que notre père était aussi l’ami personnel d’un autre magistrat, qui était Substitut Général à Toulouse au début des années 2000, et cela depuis les années 1990, après y avoir d’abord été nommé 1er Substitut en 1989 ; et que le Substitut Général en question, que notre père avait connu à l’occasion de sa propre affectation à la Cour d’Appel de Rouen (l’autre étant à ce moment là Juge d’Instruction dans le ressort du Havre, qui dépend de Rouen), est à la fois le 3ème magistrat cité dans le dossier Alègre et le subordonné immédiat du Procureur Général de Toulouse à cette époque - lui aussi dans le même cas.

Nous pouvons même vous préciser que notre père connaissait dès cette époque, en plus du bonhomme, la future femme de ce dernier, elle aussi magistrat exerçant au Havre dans le même azimut temporel - elle devait finir par y devenir Vice-Présidente. Et c’est donc au Havre que notre père fit la connaissance de ces 2 futurs époux judiciaires qui allaient unir leurs trajectoires, y compris sur le plan professionnel, et se retrouver tous les deux, aux début des années 2000 et depuis les années 1990, magistrats à Toulouse - lui Substitut Général cité dans le dossier Alègre et elle d’abord Vice-Président du TGI puis le rejoignant à la Cour d’Appel en tant que Conseiller. Dans ces conditions, et si l’on considère ce dernier couple en plus de ce qui a déjà été dit, comment ne pas convenir qu’il y a décidément trop de corrélations pour qu’elles puissent un tant soit peu s’expliquer par une simple série de hasards et autres coïncidences impossibles ? D’autant que toutes ces informations nous furent directement balancées en pleine figure par un père aux abois qui avait une vision globale du puzzle.

Et précisons tout de suite que si, narrée de la sorte, cette étude comparative de trajectoires dans les rouages du système judiciaire du Sud-Ouest peut certes paraître, du moins en 1ère approche, quelque peu absconse, nous tenons à la disposition de toute personne intéressée ainsi que de la presse un tableau on ne peut plus clair sur les liens étroits ainsi que les corrélations professionnelles, géographiques et temporelles unissant les différents magistrats membres de la partie du réseau de notre père qui est en rapport avec l’affaire Alègre.

D’ailleurs, il semble que l’on pouvait toujours compter sur notre père pour impliquer ses réseaux personnels dans les affaires les plus pestilentielles au centre desquelles il se trouvait.

Ainsi n’est-ce pas par hasard que le juge d’instruction qu’il a dernièrement déchaîné contre ses 2 enfants et leur mère était non seulement son subalterne direct, juge d’instruction à Mende - ville à la Maison d’Arrêt de laquelle on retrouve ... Patrice Alègre, qui y fut quelque temps consigné alors que l’on se gardait obstinément de dépayser son dossier strictement toulousain ; et ville dépendant de la Cour d’Appel de Nîmes, à laquelle notre père était Président de Chambre pendant toute cette période. Ledit juge d’instruction, par ailleurs spécialisé dans le « muselage » d’association anti-pédophile dénonçant les complicités judiciaires locales dans la révoltante affaire du martyre de la petite Kelly, était de plus un ami biterrois de notre père qui a toujours eu son domicile familial à Béziers - ville où le juge d’instruction en question a commencé flic avant de se retrouver maintenant envoyé par sa hiérarchie à Fort-de-France afin de le « mettre au vert » par rapport à notre affaire et de couper court aux nombreuses questions que ses activités ces dernières années en tant que magistrat ne manqueraient pas de soulever.

Dernier exemple, entre mille : les 3 procureurs (pas moins) mobilisés contre sa famille par notre père dans l’affaire Xanti. Puisque l’on y trouve tout d’abord le Procureur de Mende, qui a diligenté toutes les poursuites initiales et qui est encore un subalterne de Pierre Xanti, et qui fut, lui aussi, déplacé préalablement à notre procès pour être, peu après, remplacé ... par une vieille connaissance, comme par hasard, des protagonistes judiciaires cités dans le dossier Alègre ; car il faut bien se rendre à l’évidence : le nouveau Procureur de Mende est de retour en Métropole après une affectation dans les îles (lui aussi) qui fait suite à un poste de « Substitut placé auprès du Procureur Général » à Toulouse, occupée depuis la mi-1999 - un poste qui fit de lui, pendant un certain temps, le subordonné immédiat du Procureur Général Volff, aux côtés du Substitut Général Jean-Jacques Ignacio, les 3 étant des supérieurs hiérarchiques au sein du Parquet de Marc Bourragué, à l’époque encore simple Substitut du Procureur à Toulouse ; quant au 3ème Procureur mobilisé contre nous, il n’est autre que le Proc’ d’Avignon - Avignon dépendant là encore de la Cour d’Appel de Nîmes et ledit Proc’ étant, comme par hasard, un ancien Proc’ de Béziers, où il avait fait ami-ami avec Pierre Xanti, et dont les différents procureurs se sont toujours uniformément refusés à engager de quelconques poursuites contre leur cher ami et supérieur alors que ce dernier s’est à plusieurs reprises rendu coupable à notre encontre de délits irréfutablement constitués et passibles de prison pour lesquels les plaintes ont toujours été portées, pour finir aussitôt à la corbeille à papiers, pour ne pas dire au broyeur.

Bref, c’est le réseau. Le tout cautionné par les plus hautes autorités puisque Perben s’est même refusé à ne serait-ce que poursuivre (sans même parler de le sanctionner) un trafic d’influence patent que nous avions pu lui prouver entre notre père et l’un de ses collègues montpelliérains, compagnon de promotion de l’ENM et ami de toujours.

Alors, pour en revenir au versant Alègre des réseaux de notre père, quand vous considérez que ce dernier était l’ami personnel des 2 principales personnalités du monde politique et judiciaire ainsi que d’un magistrat additionnel qui ont tous les 3 leur nom figurant dans le dossier, dont le magistrat chez qui Alègre venait prendre l’apéro (à qui ce même Alègre fut d’ailleurs présente par un ami commun « connu dans les milieux de la cocaïne toulousaine », comme l’ont révélé les investigations médiatiques à l’époque), et quand vous constatez à quel point tout finit par coïncider dans le magma Alègre lorsqu’on le complète par les pièces du puzzle en rapport avec notre père, qu’il s’agisse de ses déclarations ou des éléments factuels énoncés plus haut, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Ajoutez à cela le fait que Kubiec soit à la fois si proches des 3 protagonistes judiciaires de ce dossier : nous ne croyons pas au hasard, et voilà qui défie toutes les probabilités.

Nous ne prétendons bien évidemment pas tout savoir. Et nous ignorons même si un jour toute la Vérité sera enfin connue. Mais nul doute dans notre esprit, au vude tous ces éléments, que notre père est, en quelque sorte le « chaînon manquant » dans l’affaire Alègre, et le fil sur lequel il faut tirer pour dévider enfin toute cette pelote.

Les Ogres

Il est vrai que tout cela est très troublant. Et l’on imagine le choc que cela a dû être pour vous, que de recevoir de telles révélations, qui plus est de la bouche d’un père.

Ariel et Rebecca Xanti

En effet, choqués est bien le mot qui convient.

Et c’est peu de le dire, puisque nous fûmes complètement abasourdis par la teneur de telles révélations, auxquelles rien n’aurait décidément pu nous préparer. Mais tout cela n’était rien comparé à l’état d’agitation et de nervosité qui animait notre père. Celui-ci, très vieilli, était visiblement terrorisé et en proie à une panique d’autant plus grande qu’il semblait savoir exactement de qui il encourrait le courroux et à qui il avait affaire.

D’une extrême méfiance, il nous a d’ailleurs affirmé que ses faits et gestes étaient surveillées,et qu’il fallait, notamment, se méfier comme de la peste du téléphone - surtout des téléphones portables qui servent à pister leurs propriétaires et qui permettraient même d’écouter ces derniers à leur insu, y compris hors communication.

Les Ogres

Faut-il en déduire que votre père craignait pour sa vie ?

Ariel et Rebecca Xanti

Très clairement, oui. Et il faisait beaucoup plus que prendre les alarmes, sentant sa fin prochaine arriver.

Chez lui à Béziers, il avait d’ailleurs fait déplacer son bureau à la cave par crainte de se faire « shooter » par la fenêtre et nous avait dit travailler désormais à domicile le plus possible sur ses dossiers ramenés du bureau pour minimiser à la fois ses déplacements et sa présence dans les locaux judiciaires.

Plus explicitement encore, notre père nous a par avance annoncé sa mort prochaine comme probable et nous a raconté qu’il avait passé toute une nuit (une nuit entière) à brûler lui-même (puisque la poubelle et le broyeur étaient apparemment insuffisants) toutes sortes de documents, photos comprises, à quelque temps de sa mort - ce qui ne lui a, semble-t-il, nullement permis de sauver sa tête et a peut-être même accéléré les choses.

Peu de temps après, cette mort, qui arrangeait par ailleurs les factions les plus diverses parmi tous les gens qui orbitaient dans la nébuleuse Xanti, le foudroyait subitement et nous ne devions plus jamais le revoir, pas même mort, puisque son corps fut précipitamment incinéré derrière notre dos dans les circonstances que l’on sait et sachant, soit dit en passant, que notre père avait toujours été, jusque dans ses derniers jours, résolument hostile à l’incinération - de même avait-il tenu à nous préciser, anticipant apparemment sur les futurs possibles envisageables, qu’il ne risquait absolument pas de se suicider et que ses freins étaient parfaitement en état. C’était en 2003 - année que l’actualité judiciaire a passé sous le signe de Patrice Alègre.

Les Ogres

Même si nul ne peut nier que cela fait maintenant plusieurs années que vous remuez ciel et terre, et sans vous épargner aucun effort pour connaître la Vérité sur la mort de votre père, pourquoi avoir tu les révélations qu’il vous a confié peu avant sa mort, à la fois durant la période qui a précédé ce décès et aussi a posteriori, jusqu’à aujourd’hui ?

Ariel et Rebecca Xanti

Tout d’abord à sa demande, puisque notre père, qui avait ses raisons, nous a lui-même fait jurer de garder tout cela pour nous, insistant même sur le fait que la divulgation de ces informations pourrait augmenter les probabilités de concrétisation des menaces qu’il savait peser sur lui - et il n’était certes pas question pour nous de mettre un tant soit peu en danger la vie de notre propre père.

Il ajoutait, de plus, comme pour s’assurer que nous n’en parlions jamais à quiconque que, contrairement à lui, nous ne connaissions pas ces gens, qu’il les savait capables de tout et que faire état de ce type de connaissances interdites risquerait fort de nous mener nous-mêmes à notre propre perte.

Aussi avons-nous, jusqu’à aujourd’hui, tenu la parole que nous avions donnée à ce père dont nous avions manifestement sous-estimé à quel point ses craintes étaient fondées. Et nous avons d’autant plus respecté ce vœu de silence que nous avons jugé n’avoir aucune raison de nous exposer inutilement du fait que ce magistrat, et non des moindres, qui plus est concerné au premier chef, nous a lui-même fait jurer de nous taire, et sachant qu’il avait d’ailleurs des possibilités immensément supérieures aux nôtres en matière de mobilisation judiciaire.

Enfin, un dernier motif - mais pas le moindre - est que nous ne souhaitions pas (et que nous ne souhaitons toujours pas) endosser un tant soit peu ou reprendre à notre propre compte des déclarations qui ne sont pas les nôtres, que nous ne lui avons jamais demandé et qui constituent avant tout un simple témoignage - témoignage qui semble tout de même présenter toutes les garanties en termes de crédit et de crédibilité, mais que nous nous sommes contentés de recueillir et aujourd’hui de rapporter sans qu’il nous soit toutefois possible de garantir sa véracité totale - même si tout dans le déclenchement postérieur de l’affaire Alègre semble concourir pour indiquer que ce témoignage recèle au bas mot une large part de Vérité.

Les Ogres

Aujourd’hui, vous avez décidé de révéler tout cela au grand jour, ce qui est tout à votre honneur. Mais qu’est-ce qui vous a finalement convaincu de briser enfin la Loi du Silence ?

Ariel et Rebecca Xanti

Il y a tout d’abord le fait que nous nous sentons nous aussi assez menacés, et ce d’autant plus que tout le monde finit par savoir, à notre époque, à quel point un système qui se sait sale, ne fut-ce que par certains de ses membres, est prêt à toutes les outrances pour faire taire des gêneurs, même quand ils n’en demandaient pas tant. D’ailleurs, comme notre père le disait lui-même, la seule chose que craignent ces gens-là, c’est la Vérité.

Et il semble que cette affaire soit l’occasion qu’attendaient tous les hommes de bonne volonté de faire enfin œuvre de Salubrité Publique.

Et puis, surtout, sur un plan plus personnel, il a fini par nous apparaître on ne peut plus clairement, alors que nous aurions d’abord souhaité, ne serait-ce que pour la mémoire de celui qui reste notre père, éviter de renverser de la sorte sur la place publique les poubelles de la République, à quel point il était absolument indispensable, y compris pour des raisons morales et par respect pour toutes les victimes, de dévoiler enfin les informations qui nous sont littéralement tombées dessus si nous voulons avoir une chance de connaître un jour la Vérité sur la mort de Papa.

Les Ogres

Certes, on saisit que votre père, se repentant, mais un peu tard, de ses accointances avec ce milieu toulousain ait pu représenter une menace pour les personnes qu’il a évoquées devant vous, surtout en étant éventuellement prêt à les dénoncer, en tout cas en transgressant, ne serait-ce qu’avec vous, le secret pesant sur la question de leur existence.

Mais on perçoit mal, jusqu’ici, le lien de causalité qui aurait décidé ces éventuels meurtriers ou leurs commanditaires à passer à l’action. Pourriez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Ariel et Rebecca Xanti

Tout à fait. C’est très simple, et nous allions d’ailleurs y venir.

En fait, notre père serait probablement encore en vie à l’heure actuelle et n’aurait jamais ressenti le besoin de venir nous déballer tout cela s’il ne s’était pas trouvé pris dans un enchaînement de circonstances résultant du fait qu’il s’est de lui-même placé dans une situation intenable par un certain nombre d’extravagances auxquelles il s’est livré à partir de l’été 2002 et jusqu’à sa mort en Février 2003.

En effet, celui-ci s’est retrouvé au centre d’une grotesque affaire de fesses qui n’est, dans tout ce magma, que l’arbre qui cache la forêt et qui a consisté pour lui à faire publier sur Internet des photos porno de la prostituée qu’il a dû épouser sur un chantage avant de déchaîner sous ce prétexte contre sa famille les pires persécutions en tentant de nous faire porter le chapeau alors que notre innocence est prouvée (c’est une affaire qui est davantage détaillée sur le site Web www.affaireroche.com). Et c’est à l’occasion de cette première affaire, qui fut, en quelque sorte, le grain de sable qui fait dérailler toute une mécanique, que notre père s’est attiré des attentions dont il se serait bien passé, et qui semblent avoir causé sa fin.

Car les sites en question, ayant échappé à son contrôle, et la presse s’intéressant énormément à cette affaire (il nous a d’ailleurs dit avoir été « harcelé » téléphoniquement par un grand nombre de journalistes - tous types de médias confondus - à partir de l’été 2002), notre père a craint d’avoir lui-même causé la ruine de sa propre carrière et, se repliant sur ses vieux réflexes de maître-chanteur, il a battu le rappel de ses troupes pour obtenir que ce scandale ne sorte jamais dans les médias. Ce à quoi il réussit grâce aux pressions qu’il exerça sur un vieil ami et compagnon de frasques doté d’une forte influence sur la sphère médiatique en général et plus particulièrement sur son versant audiovisuel.

Il semblerait, par la suite, que son assassinat, si c’en est bien un, puisse avoir été causé par la conjonction de 2 mobiles :

- d’une part, cela faisait plusieurs décennies que notre père était, tel un dragon sur le tas de dossiers, photos et autres documents qu’il s’était patiemment ménagés - et Dieu sait si le chantage est une arme à double tranchant qui, si elle peut être source de bénéfices à court terme, peut se révéler extrêmement nocive à plus long terme pour celui qui la manie ;

- et d’autre part, le fait qu’il attirait décidément trop l’attention et qu’il se retrouve placé par ses extravagances en point de mire d’un grand nombre de journalistes commençant à enquêter autour de lui et de son passé, et susceptibles de finir par exhumer des vérités qui dérangent certaines personnes ne pouvait être qu’une motivation supplémentaire pour leur couper l’herbe sous le pied et faire place nette par un petit « nettoyage » de l’individu qui pose problème.

La machine était en train de s’emballer. Et ce magistrat était clairement le nœud du problème. Autant dire que ses anciens amis - ses nouveaux ennemis - ont pu être fortement tentés de trancher ce nœud gordien, sautant à la conclusion que, sans magistrat scandaleux, il n’y aurait pas de scandale.


Dominique Baudis
Sur TF1 : "Prendre à la gorge la calomnie".

rendu d’une confrontation en date du 12 Mai 2003 - confrontation à l’occasion de laquelle la prostituée du pseudonyme de Patricia avait lancé à Patrice Alègre, dans le cabinet du juge toulousain, un « Et Perben, tu te souviens ? » qui fût fort curieusement censuré dans le procès-verbal.

- Perben s’expose et se compromet d’une manière on ne peut plus déraisonnable pour voler au secours du moins défendable des magistrats

- Perben saisi par de nombreux Parlementaires de l’Opposition (Députés et Sénateurs confondus) ainsi que par plusieurs Lettres Ouvertes des 2 enfants du défunt, n’a toujours pas fait le moindre semblant de réponse plusieurs années après. Pas plus qu’il n’a été répondu à la Question Ecrite parue au Journal Officiel et posée par Maxime Gremetz début 2005, et par la suite reposée de manière prioritaire, dans laquelle celui-ci interpelle le ministre sur le fait qu’il n’y a tout de même rien d’un tant soit peu normal dans la mort subite de son magistrat haut-gradé en exercice.

* Le texte complet est la seule référence à considérer, ces extraits sont justes indicatifs, merci.

vu ici :http://echelledejacob.blogspot.fr/2015/03/palmares-des-tribunaux-mafieux-et-des.html

a lire absolument !!

mise a jour importante de cette sordide affaire !!

donde vamos ? !!

Publié dans notre monde actuel

Commenter cet article